Pourquoi la diplomatie ne résout pas le problème du climat

Un commentaire de Felix Rodenjohann

Négocier les lois de la nature ? Je trouve que c'est impossible. Bernd Ulrich (DIE ZEIT) est d'ailleurs du même avis et décrit dans le podcast avec Luisa Neubauer le problème central de la diplomatie climatique : la diplomatie a été inventée pour créer la paix. Pour éviter des actions irréfléchies, pour servir de médiateur ou pour négocier des compromis. Le principe de la diplomatie est donc en contradiction avec les sciences naturelles.

 

Un dilemme, ce qui signifie concrètement pour notre travail : nous ne pouvons pas attendre que la diplomatie climatique internationale élabore les lois efficaces. Mais nous pouvons tout de même compter sur l'institution onusienne. Car la communauté d'Etats la plus puissante de la planète donne des recommandations à ses Etats membres. Par exemple par le biais du Conseil mondial du climat ou de certains organes des Nations unies. Et la recommandation est plus claire que jamais : "Don't choose extinction". - dit une campagne officielle de l'ONU.

La représentation de 193 Etats de la planète doit faire une campagne en 2021 où elle dit clairement que "l'extinction est une mauvaise idée". Nous faisons donc de la publicité pour que la planète reste habitable. Je trouve absurde que nous devions faire de la publicité pour cela. Car depuis des décennies, on dispose de toutes les analyses du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui montre les dégâts et désigne également des budgets résiduels clairs. Alors pourquoi l'ONU doit-elle recourir à des moyens de communication ?

Sommet de l'action climatique 2019 à New York

En septembre, autour de la deuxième grève mondiale pour le climat organisée par la société civile, le Climate Action Summit s'est tenu au siège de l'ONU à New York. J'étais sur place avec un collègue et nous avons pu jeter un coup d'œil dans tous les domaines et parler avec des diplomates de haut niveau. On sentait une incroyable frustration.

"Tu ne peux pas négocier avec la nature, elle sera toujours plus forte que nous, les humains".

C'est ce que m'a dit le ministre de l'environnement du Liban, dont le pays est déjà fortement touché par les conséquences du changement climatique. Le mélange d'espoir et de résignation est cependant, selon moi, le germe de cette dernière chance de faire du mouvement climatique la nouvelle norme. Car le changement vers un monde sans émissions et respectueux du climat se fait en dehors des murs de la conférence. Mais la diplomatie climatique à partir de 2019 parvient à rendre le sujet accessible aux masses. Le faire entrer dans les salles de conseil et dans chaque ville. Car c'est là que se trouve la véritable solution à la crise climatique, comme l'a d'ailleurs dit l'ancien secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon.

" La bataille pour la durabilité mondiale se joue dans les villes "

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